Comment devenir rentier immobilier


Bruno du blog j’achète un immeuble a gentiment proposé d’héberger ce carnaval d’articles sur le thème « devenir rentier immobilier ».

Mais qu’est-ce qu’un carnaval d’article?!? il s’agit d’un événement inter-blogueurs ou chaque blogueur écrit sur le même thème.

Vous trouverez également sur le blog de David moi riche pourquoi pas un article sur ce même thème.

Je pense que tous les blogueurs qui sont concernés par ce carnaval sont à même de parler sur ce thème.

Je vais donc ici plutôt parler de mon histoire, toute mon expérience immobilière depuis 2007. Vous pourrez bien sûr retrouver plus de détails en parcourant mon blog.

Ce qu’il ne faut pas faire

Nous sommes en 2007 et je viens d’obtenir mon CDI, le premier, le seul.

Je ne gagne pas spécialement bien ma vie, pour être franc je suis à 1350 € par mois. Mais je veux absolument devenir propriétaire car dans mon entourage tout le monde agit de la même manière et m’influence à faire de même.

J’entends autour de moi des phrases du type : « être locataire c’est jeter son argent par les fenêtres » et « il faut que tu deviennes propriétaire le plutôt possible ».

Je me suis donc retrouvé propriétaire d’un appartement de 32 m² avec jardin dans une résidence de standing.

Avec mon petit salaire, j’ai dû faire un crédit sur 30 ans à 5,3 % avec un apport de 12 000 €.
Autant vous dire que pour un appartement de 110 000 €, je payais 110 000 € d’intérêts.
Bien sûr 10 ans plus tard, je suis à 1,5 % il me reste 20 ans et mes mensualités ont baissés deux fois.

En juillet 2013, je me suis marié et nous avons vécu à deux dans ces 32 m² jusqu’en avril 2014.

Le contexte

Pour comprendre le contexte « historique », j’imagine que tout le monde vit un peu la même histoire que la mienne.

Nous sommes alors en 2014 et tous les matins le réveil sonne et m’oblige à me lever dans ce monde si aberrant.

J’avale mon café rapidement en me brûlant une fois sur deux pour me dépêcher d’arriver à l’heure au travail. Étrangement que ce soit les transports en commun ou les autres automobilistes, on dirait qu’ils se sont ligués contre moi afin que je n’arrive pas à l’heure.

Dans la voiture, je subis les mensonges lucratifs de la radio qui me mettent déjà de mauvaise humeur pour toute la journée.

Lorsque je prends le tram ou le métro, c’est 10 fois pire. J’ai l’impression de me retrouver dans un épisode de Walking Dead. Et là, si on n’est pas armé, on ne rentre pas dans le métro.

La matinée au travail se passe, et à midi les trois quarts de mes collègues vont manger ensemble. Ils te font bien comprendre que si tu ne viens pas tu es exclu du groupe.

Mais déjà nous n’avions pas le même salaire, et nous n’avons pas les mêmes objectifs.

Là où certains prenaient trois cafés par jour (20 à 30€ par mois), fumaient et avaient une belle voiture, je commençais à m’intéresser à l’immobilier et préférais mettre de l’argent de côté.

Le soir si je rentrais par le métro, parfois il y avait ce petit message sur l’écran : « reprise du trafic dans cinq minutes ».

Puis cinq minutes plus tard, le même message. Là on se dit que ça ne sent vraiment pas bon.

Et cinq minutes plus tard encore… un message vocal « interruption prolongée du trafic ». Et si on a de la chance, on n’est pas coincé entre deux arrêts.

J’arrive chez moi, il est donc 20 heures et je n’ai pas vu mon bébé de la journée…

L’année Charnière

2014 est une année charnière, je ne peux pas dire que j’ai un travail très stressant. Cependant, comme le citoyen lambda, le français moyen, je ne suis pas reconnu dans mon travail ; je peux demander toutes les formations que je veux et tous les changements de poste pour monter en hiérarchie que je veux, ceux-ci ne seront jamais acceptés.

On réserve ces précieux postes aux nouveaux entrés dans la société.

Ai-je une rancune au fond de moi ? En tout cas je suis de plus en plus malade et je suis obligé de m’arrêter pendant plusieurs mois.

C’est peut-être ce qui va me sauver la vie. Du moins de cette vie-là…

Pas une seule seconde je n’imagine que deux ans plus tard je serai alors multi propriétaire, gérant de deux sociétés, et par la force des choses ce que l’on peut appeler alors un « rentier immobilier ».

Ce qu’il faut faire

Mi 2014, mon épouse est alors enceinte de notre premier.

Durant mon arrêt maladie, j’ai des périodes de farniente. Durant cette période-là je me retrouve souvent en peignoir sur mon canapé… signes de dépression ?

Je regarde mes mails, et là vous connaissez la suite… formations, séminaires, masterminds etc…

La formation est donc bien sûr la première étape sur le chemin pour devenir rentier immobilier.

Il y a une deuxième étape qui consiste à :

  • soit devenir locataire
  • soit acheter un immeuble de rapport ou une maison unifamiliale et de diviser cet ensemble afin de vivre dans une partie.

Pourquoi cette deuxième étape ? Tout simplement pour faire couler le taux d’endettement qui passe alors de 33 % à 0 % si on devient locataire mais avec un loyer à retirer du reste à vivre.

Ou bien dans le cas d’un immeuble de rapport par exemple, de ne plus avoir de loyer mais un crédit couvert par les autres locataires (et si possible un peu plus ça fait toujours du bien !)

Personnellement j’ai choisi de rester locataire. Peut-être pour la place car nous avons besoin aujourd’hui de minimum 120 m² et peut-être pour la facilité je l’avoue. Je préfère les projets plus simples de type « j’achète, je rénove, je mets en location. »

Comment je vais devenir rentier immobilier malgré moi

Septembre 2016, je vous passe donc tous les investissements, je ralentis un peu la cadence.

Mi-septembre je reçois une lettre pour licenciement économique. Et bien curieusement je saisis cela comme une opportunité et non comme un échec.

Je gagne alors un peu plus de 1600 € par mois de salaire.

J’ai la chance d’avoir un congé de reclassement et donc d’avoir un an de salaire « sans travailler ».

En plus une petite prime de licenciement, j’ai également une prime à la création d’entreprise ainsi que l’aide à la création d’entreprise qui me permet de tenir environ deux ans et demi sans travailler…

Et même de « cotiser pour la retraite, c’est super important ! » Dixit mon accompagnateur à la création d’entreprise dépêché par mon ancienne société pour le congé de reclassement.

Enfin tout ça, pas avant la fin de cette année minimum.

Vincent, si vous me lisez c’est vraiment sans aucune rancune !:)

Aujourd’hui, j’ai donc un peu moins de trois ans d’aides devant moi qui me permettent largement de vivre et lorsque j’aurai atteint ce « quota » d’aides, et bien j’utiliserai les revenus locatifs que je mets aujourd’hui intégralement de côté.

Ma société aura déjà 3 bilans et je l’espère d’ici là bien grossi, je pourrai donc me verser des bons dividendes.

Si tout s’arrête aujourd’hui, je sais que j’ai à peu près 3000 € de cash-flow positif net grâce aux revenus locatifs qui tombent dans la poche.

Dans un prochain article, je pense vous mettre des captures de relevés bancaires car c’est un peu ce que vous attendez j’imagine.

Pour conclure

Je ne suis pas ce que l’on appelle aujourd’hui un « rentier immobilier » (heureusement c’est un gros mot !), cependant je vis aujourd’hui à la maison avec ma femme et mes enfants et je ne suis pas prêt de retourner dans le monde du travail.

Nous avons assez d’aides pour couvrir toutes nos dépenses et nous mettons beaucoup d’argent de côté tous les mois qui pourrait nous servir à vivre.

J’espère que d’ici là, ma société aura doublé voire triplé que je puisse mettre ma famille à l’abri du besoin.

Où en êtes-vous sur le chemin de l’indépendance financière ? Êtes-vous rentier immobilier ? Sur le point de l’être ?

Dites-moi tout dans les commentaires ci-dessous !

À bientôt…


Les autres articles du carnaval :

L’hébergeur Bruno : Carnaval d’article : « Rentier grâce à l’immobilier »

David : Vous aussi, vous pouvez devenir rentier immobilier !


2 Comments

  1. Bonjour Michael et merci à Bruno pour cet article très intéressant. Je suis un peu frustré par sa lecture car il dit « je vous passe les détails des investissements » et c’est là justement le plus intéressant!!
    L’immobilier est un bon moyen pour acquérir l’indépendance financière mais n’oubliez pas qu’il faut un bon dossier et un CDI est presque indispensable!

    • 31 mars 2017
      Reply

      Bonjour Olivier,
      Je suis tout à fait d’accord avec toi dans le sens ou le CDI est LA clé pour obtenir le financement.
      C’est beaucoup plus dur sans ce sésame.
      Après sans CDI, c’est un business plan qu’il faut monter afin de prouver au banquier que c’est une vrai business, une vrai petite entreprise que l’on crée.

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