Arrêtez de voter, et créez votre propre retraite !


La Télé-Réalité de l’année

J’imagine que vous avez tous suivi (et certains le savent déjà) ce que j’appelle la Téléréalité de l’année.
On nous bombarde de tous les côtés avec les futurs candidats à la présidentielle.
Que ce soient les médias, les sondages… télé, radio, journaux etc.
Alors j’ai lu les programmes de nos deux finalistes surtout au niveau économique et investissement pour parler de ce qui nous intéresse ici.

Le Programme

En quelques lignes, je vais vous expliquer les programmes immobiliers des deux candidats.

l’ISF

Les deux candidats veulent réformer l’ISF et je dirais même plutôt en profondeur.
Pour commencer, il faut savoir que l’ISF est un impôt très populaire chez ceux qui ne le paient pas. Ainsi au moins 70 % des Français sont pour la conservation de l’ISF.
Il faut savoir que cet impôt rapporte 5 milliards d’euros à l’État chaque année mais lui en fait perdre 15 milliards. Cet impôt porte non seulement sur l’immobilier à 40 % mais également sur tous les autres actifs. Il fait donc fuir les investisseurs, les créateurs de sociétés et surtout repousse les investisseurs étrangers.
Et oui, tant que le français ne paye pas l’ISF il veut à tout prix que le riche le paye. Jusqu’au jour où on se rend compte qu’on fait partie des 30 % suite à un héritage par exemple…

Pour cela il faut savoir que notre candidat de 39 ans Emmanuel Macron ( qui travaillait il y a trois ans à la banque Rothschild&Cie en tant que banquier d’affaires et qui est d’ailleurs sponsorisé par David de Rothschild pour sa campagne )
a eu une super idée : il maintient l’ISF comme cela fait toujours plaisir aux 70 % de français qui sont pour cet impôt, mais il le limite aux actifs immobiliers. C’est-à-dire que tous les autres actifs ne sont plus compris dans cet impôt ; il y a donc beaucoup moins de risque de fuite des investisseurs et autres créateurs de sociétés.
Le problème c’est que cet impôt pèsera à très grande majorité sur les classes moyennes qui ont des patrimoines moyens mais constitués uniquement d’immobilier. Et bien que les personnes très riches ne payaient que très peu l’ISF, elles pourront du coup avoir des actifs de plusieurs millions d’euros en nom propre qui ne seront même plus imposés à l’ISF.
De ce côté-là, on voit clairement qu’il tire à droite.
Pour notre candidate féminine Marine Le Pen, et bien c’est beaucoup plus simple mais pas toujours pris justement par le français moyen.
Pour elle l’ISF doit être fusionné avec la taxe foncière. Et en fonction du patrimoine de chaque personne, elle veut donc instaurer « un impôt progressif ». J’imagine qu’elle doit avoir une idée de comment elle va s’y prendre pour redistribuer l’argent car l’ISF va directement à l’État alors que la taxe foncière, elle, est une taxe locale.

Logement.

Le programme immobilier d’Emmanuel Macron indique peu d’évolution.

Pour rappel des grandes lignes, le candidat de la « drauche » a plusieurs choses qui peuvent nous intéresser davantage :
1) il compte peser sur les prix en construisant davantage dans les zones tendues et ainsi faire baisser les loyers et donc les aides au logement.
2) il doit délimiter des zones où la construction de logements est une priorité absolue, et dans ces zones les procédures et les règles pour les permis de construire seront allégées.
3) le Pinel ne serait pas supprimé mais réévalué, surtout au niveau des zones.
4) Macron n’est pas fan d’une France de propriétaires. Du coup il veut expérimenter un « bail mobilité professionnelle ». Ce sont des baux de trois mois à un an pour les gens qui ont un travail précaire comme des CDD, intérim et qui n’arrivent pas à se loger. Équivalent d’un bail étudiant, c’est-à-dire qu’à la fin le locataire est obligé de partir et sans dépôt de garantie (?!?). Ce bail sans dépôt de garantie serait mis en place pour faire concurrence à la location saisonnière (?!?). Il veut construire 80 000 logements ciblés pour les jeunes, 60 000 pour les étudiants et 20 000 pour les jeunes actifs.
5) 80 % des gens qui paient la taxe d’habitation seraient demain exonérés.
6) pas de changement sur la fiscalité de la plus-value
7) l’encadrement des loyers ne lui plaît pas plus que ça mais il ne souhaite pas revenir dessus pour le moment, juste en évaluer les conséquences.

 

Quant au programme de Marine Le Pen, il va plutôt vers le changement.

1) Tout d’abord elle commence fort avec la location saisonnière. Elle s’affiche ouvertement contre l’encadrement des loyers qui, pour elle favorise l’effet « AirBnB » plus lucratif.
2) Pour la candidate frontiste, la fiscalité immobilière est clairement trop élevée. Comme son concurrent elle veut toucher à la taxe d’habitation mais de manière moins drastique ; gel de la hausse de la taxe d’habitation pour le français moyen voire une baisse pour le français en difficulté.
3) Une réduction des droits de mutation de 10 % pour relancer le marché de l’immobilier. Elle rappelle au passage que les droits de mutation ou taxes sur les transactions immobilières en France est une des plus élevée d’Europe.
4) Elle fait remarquer que le Pinel coûte de l’argent à l’État mais qu’il est nécessaire car il y a une baisse de l’offre locative. Le dispositif Pinel doit s’arrêter en décembre prochain mais elle assure de le reconduire.

5) Les APL ou aides au logement sont une mesure phare de son programme : augmentation de 25 % des APL pour les moins de 27 ans la première année du quinquennat, et pour les autres le patrimoine ne sera pas pris en compte dans la déclaration.
6) Une partie de son programme qui fait polémique se tourne vers les logements sociaux et notamment la loi SRU (loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains) qui oblige certaines communes (les communes de plus de 3500 habitants dans une agglomération de plus de 50 000 habitants, bref…) aux fameux 20 % de logements sociaux.
Elle compte ainsi modifier la politique sur les logements sociaux avec la réservation des nouvelles attributions de logement social aux Français. Elle voudrait également que les locataires des HLM puissent racheter leur logement plus facilement pour parvenir à 1 % du parc vendu tous les ans.

La Retraite

Tout oppose les deux candidats :
Pour Emmanuel Macron :
Un système unique de retraite à 62 ans pour le moment et une revalorisation de l’ASPA à 900 €
Pour Marine Le Pen :
La retraite à 60 ans et le taux plein à 65 ans, 40 annuités pour le taux plein ; elle n’est pas favorable à la fusion des régimes, l’ASPA augmenté de 20% soit environs 960€

Pour Conclure

Ce qu’il faut savoir aujourd’hui, c’est que peu importe le programme, peu importe la personne, l’important c’est que vous vous preniez en main de votre côté.
Même si on sent que les politiques touchent du bout du doigt quelques petits points à droite et à gauche qui sont intéressants, l’essentiel reste à venir.
Et en tout cas, si vous voulez attendre 60 ou 62 ans pour toucher une retraite que vous n’aurez peut-être jamais n’hésitez pas à voter.
Sinon votez pour vous-même, soyez le candidat de votre liberté et de votre indépendance et prenez enfin votre retraite !

Recherches utilisées pour trouver cet article : aspa cest pour quand le rappel avec le president macron

2 Comments

  1. Max Weber
    5 mai 2017