Ce que l’école d’aujourd’hui ne vous apprendra jamais.


Petit à petit je sors enfin des cartons, le déménagement s’est bien passé.

Je vous écris de mon « bureau », qui est pour le moment un espace aménagé dans le garage double. Comme on ne peut pas y mettre la voiture j’ai toute la place que je veux.
Le fait d’avoir un bureau permet d’avoir des horaires bien calés, sans avoir d’enfants qui nous crient dessus et quelqu’un pour nous déranger. J’ai donc décidé de travailler entre neuf heures et midi et plus si besoin.
Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de l’école car c’est un sujet qui me tient à cœur. L’idée de parler de ce sujet m’est venue après avoir vu une vidéo qui s’intitule « l’échec est un diplôme ».

J’ai trouvé cette vidéo particulièrement vraie sur le fond, et comme j’ai trouvé qu’elle s’apprêtait plutôt bien à mon cas, j’ai voulu chercher ce que l’on n’enseignait pas à l’école et qui s’avérait indispensable dans la vie.

Mon histoire

Pour ceux qui ont lu mon « à-propos », vous savez que je n’ai pas le bac. J’ai même tenté deux fois sans succès.
Étant dans les réformes Allègre, en tentant une troisième fois il fallait que je repasse le bac de français ainsi qu’une langue vivante que je n’avais pas fait depuis la quatrième.
En effet, la deuxième langue vivante venait d’être ajoutée au programme de S et l’italien que j’avais arrêté en seconde n’était pas enseigné dans mon nouveau lycée.
L’année après le non-bac, je me suis inscrit à un contrat de qualification en alternance en informatique et j’ai trouvé une entreprise. Le problème c’est que l’entreprise m’a lâché le dernier jour de la période d’essai (%*^ù*!!!).
J’ai donc fait des petits boulots pendant un an : manutention, travail de nuit, nettoyer des cuisines de collectivités…
Et l’année d’après j’ai re-postulé, et là c’est la formation qui a fermé car il n’y avait pas assez de postulants. J’avais l’entreprise donc j’ai juste eu à trouver une autre formation rapidement.
Pour la formation suivante, j’ai trouvé la formation et l’entreprise en tant que chargé de projet informatique en licence professionnelle.
Au départ, j’étais payé 800 € par mois. Puis au fur et à mesure le SYNTEC-FAFIEC, l’organisme qui finance les formations professionnelles a demandé à ce que je sois payé 1200 € puis 1600 € par mois sous prétexte que j’étais déjà qualifié en informatique.
Du coup, l’entreprise n’a pas pu me garder avec un tarif double que le tarif initial ce qui est normal.
Et même en négociant avec le Syntec pour avoir ma licence, même en étant payé moitié prix voire pas du tout, ils n’ont pas accepté. Je n’avais en effet pas besoin d’argent car j’étais à l’époque logé nourri blanchi.
Aujourd’hui, je n’ai toujours pas ma licence pro à cause de cette fameuse « grille » que l’on retrouve partout lors des embauches en France.
Le diplôme souvent est mieux payé que l’expertise ou l’expérience du fait de ses grilles salariales.
J’ai terminé l’année en Irlande pour changer d’air.

l’école

Vous avez sûrement dû voir, lire ou entendre beaucoup de choses sur l’école, mais au final comment déceler le vrai du faux.
Il n’y a ni vrai ni faux je suppose, uniquement des méthodes, des pédagogies ou des stratégies.
J’ai beaucoup aimé le chapitre 2 du livre d’Olivier Roland « tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études ».
Ce chapitre traite du système éducatif actuel et en fait la comparaison avec le système éducatif du XIXe siècle.
Il met en évidence deux lobbies principaux qui s’opposent à l’instruction obligatoire : les parents et les industriels.
Les parents car leurs enfants ne travaillent plus et ne ramènent plus d’argent
les industriels car les enfants sont de la main-d’œuvre pas chère et adaptée à certains travaux. On se rappelle des petits ramoneurs de Paris.
Pour contrer les parents il y a donc eu mise en place de la gratuité de l’école puis d’allocations familiales, suspendues en cas de non scolarisation.
Pour contrer les industriels, l’école a été vendue comme une machine à obéir et faire des ouvriers plus sages et plus dociles.
« Le système a impliqué dès le début une éducation faite à la chaîne, avec des enfants assis en rang, soumis à une autorité suprême qui donnait des instructions auxquelles il fallait absolument obéir. » O.Roland

Faire des esclaves de demain pour payer des impôts

En clair, l’école ne nous apprend pas à devenir entrepreneur, mais à devenir des salariés, comme avant elle nous apprenait à devenir des industriels dociles.
Bien sûr l’école ne nous apprend pas à monter une société, l’école ne nous apprend donc pas à ne pas payer d’impôt mais surtout l’école nous apprend à travailler pour en payer.
En deux points : premièrement l’école nous apprend un métier pour toute la vie comme on le faisait encore au XIXe siècle mais aujourd’hui ce n’est plus possible.
En effet, aujourd’hui avec l’évolution des technologies, avec l’évolution de l’information, il faut apprendre toute la vie et savoir évoluer. On ne restera jamais avec le même métier toute la vie.
L’école aujourd’hui est obsolète et ne doit plus former pour un seul métier mais elle devrait nous apprendre à apprendre.
Deuxièmement, l’école devrait nous former sur les choses les plus importantes de la vie comme l’éducation financière. La créativité, les arts devraient être mis au même plan que tout le reste.

 

Pour conclure

Voilà chers amis, c’était mon petit coup de gueule sur l’école d’aujourd’hui.
N’attendez plus rien que de vous-même. Si vous comptez sur un éventuel ministre de l’Education pour faire évoluer tout ça j’imagine que ça ne sera pas pour tout de suite.
Enfin… qui sait !

Je vous ai parlé de mon expérience scolaire, si vous avez des choses à raconter ou si vous pensez le contraire, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire ci-dessous et on se revoit dans le prochain article. À bientôt !

 

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Tout le monde n'a pas eu la chance de rater ses études: Comment devenir libre, vivre à fond et réussir en dehors du système

 

 

 

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3 Comments

    • Michael
      17 mai 2017